En vol pour Blois 2012

Vendredi 31 août
Nous avons rendez-vous au terrain dès potron-minet pour nous envoler vers Blois.

Seuls le MTO de Philippe et le Calidus de Patrice seront de la partie.

Philippe voyagera avec Georges, Patrice sera seul dans son Calidus.
Les machines sont prêtes depuis la veille, mais ça fait trois jours que nous scrutons les bulletins météo : ira, ira pas ? Ça change tout le temps, mais pas vers le bon !!


Six heures trente, la pluie a cessé, mais le vent est de la partie. Il plaque les nuages de plus en plus bas. Un coup d’œil sur les côtes de Meuse… Vraiment pas bon !


Sept heures trente, la pluie est de retour et le vent est de plus en plus fort. Les côtes de Meuse sont désormais invisibles et la brume entoure les éoliennes proches du terrain.


Huit heures nous jetons le gant!

La météo a toujours le dernier mot (en tout cas elle le devrait).

Il faudrait être inconscient pour décoller dans de telles conditions.
Décision est prise de partir samedi dès les premières lueurs.
Enfin, si la météo nous en laisse le loisir.

Samedi 1er septembre
Réveil à 4 heures du matin et en route pour le terrain. Sur le chemin nous scrutons le ciel. La lune est pleine et elle éclaire les nuages.
Ouf ! Ils semblent bien hauts dans le ciel. A six heures on sort les machines.

Dernières vérifications, derniers bulletins météo. Tout est au vert.
La lumière se fait, effectivement ça semble pas trop mal sur les côtes. Un bon vent de secteur nord souffle sur la piste.

Six heures quarante, ça y est, on s’envole. La lune est bien visible dans le ciel, le soleil va se lever d’une minute à l’autre.

Magnifique, on en prend plein les yeux. C’est de bonne augure.

Radio sur 123,45, le vent fait grimper la vitesse sur les GPS. C’est sa seule manifestation tant nos gyros semblent insensibles à ses effets. Mis à part le paysage qui défile sous nos yeux, rien ne bouge.


Des copains de Chambley sont sur la fréquence. Petits échanges amicaux sur les ondes. Nous ne sommes pas les seuls lève-tôt de Lorraine ce matin. Le prochain contact radio sera avec la zone de Watry. Aucune réponse de la tour, mais le MTO de Philippe n’ayant pas de transpondeur nous contournons prudemment la zone.
Les paysages se suivent, et en deux temps trois mouvements, nous nous retrouvons au sud d’Orléans.

C’est toujours aussi impressionnant de survoler une si grande agglomération.

Encore quelques kilomètres et nous passons sur la fréquence du rassemblement.

Ça parle sans arrêt: vent arrière; base ; finale…les mouvements s’enchainent.


Nous y sommes: verticale du château d’eau, point d’entrée du circuit de piste: c’est à notre tour de nous annoncer dans le circuit.

On se retrouve en finale avec un hélico. Deux gyros et un hélico en finale, le responsable des vols y perd un peu son latin et demande de confirmer qui est quoi et qui va où? Le gros ventilo est bien en finale sur la piste en dur?

C’est la première fois qu’on me confond avec un hélico, je me marre intérieurement et je confirme que les deux en finale herbe sont bien des gyros et que le gros est…déjà au-dessus de la piste en dur.


Posé en douceur. Tout ce vol s’est fait comme sur du velours.

Les chiens jaunes font du super boulot et ils nous guident jusqu’au parking.
Un coup d’œil au GPS : 399 kilomètres parcourus en deux heures quarante cinq, soit une moyenne de 145 km/h.


Nous alignons nos machines sur le stand d’Auto-Gyro puis nous montons le camp pour la nuit. Nous aurons tout loisir le visiter les stands de long en large le reste de la journée. Au dessus de la piste les démos s’enchainent. Celles des gyros sont particulièrement suivies et applaudies par le public. Malheureusement pas d’Auto-Gyro en évolution cette année! L’importateur ayant d’autres occupations il n’était pas présent sur le stand. Les allemands de l’usine, bien qu’ayant fait le déplacement, se sont annoncés trop tard pour obtenir des badges exposants. Ils sont donc partis faire un petit tour à la mer avec leur monture…

Dimanche 2 Septembre
Après une (nouvelle) petite nuit de sommeil, nous démontons le camp et nous préparons les machines pour le retour. Heureusement nous avons réussi à trouver du super 98 la veille, pas besoin de faire la queue pour ravitailler.

Au revoir aux copains et nous décidons de décoller en direction de Pont-sur-Yonne pour le déjeuner. Arrivés à Pont-sur-Yonne nous trouvons porte close. Le resto est fermé pour les vacances. Un petit break et on refait le plein des machines avec de la 100LL.

Les pilotes quant à eux repartiront le ventre vide!


Comme la veille, les paysages défilent sous nos machines. Le vent ne nous est toutefois pas aussi favorable, mais ça avance tout de même. Les vignobles de Champagne ont remplacé les forêts, suivent les grandes cultures de la Marne, paysages monotones, heureusement j'ai de la bonne musique dans les oreilles. La brume du matin ayant laissé la place au soleil nous entendons des pilotes se plaindre des tabasses sur la radio.

Tabasses ? Même rien senti pour notre part. A peine si ça bouge, même sur les côtes de Meuse et il est pourtant quinze heures et les cumulus sont bien là.

Arrivée sur LFGS, nous déchargeons les machines en commentant tout ce que nous avons vu et vécu. Pour Georges c'était une première. Et on sait combien une première est importante :)


Vivement notre prochaine virée !!

Qui sait, nous aurons peut-être des pendules avec nous la prochaine fois...?

© 2015 par PATMAN pour ULM PASSION LORRAINE

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